Ils s'y attellent dans l'ombre…
Au cœur du Donjon de Rouen, le passé ne se contente pas d'être exposé : il est sculpté, martelé, peint et tissé.
Pour redonner son âme à la tour de Philippe Auguste, des artisans d'exception ont investi les lieux. Loin des reproductions industrielles, chaque élément du décor est le fruit d’un geste ancestral, une rencontre entre la rigueur historique et la passion du métier.
AERARIUS FABER - Dinanderie




Chaque pièce est réalisée selon les techniques traditionnelles de la dinanderie : recuit du métal, rétreinte au maillet, ciselure en écailles à la cire.
Une vingtaine d'outils ; maillets, bigornes, tas, torche, rythment un travail entièrement manuel, de la mise en forme jusqu'au polissage final.
Parce que chaque coup de maillet est unique, aucune pièce ne sera jamais identique à une autre. C'est dans cette imperfection maîtrisée que réside l'authenticité de l'objet.
"Le fait de travailler pour le projet Donjon 1210, me permets de sortir de la période du XIVe-XVe siècle [...] et ces objets fabriqués manuellement sont uniques, car dans leur élaboration, même si la manière est la même, les coups de maillet ne seront pas strictement aux mêmes endroits."
Art et Tonneaux - Tonnellerie
Trier le bois, le couper, le raboter, le jointoyer, puis assembler, cintrer, foncer, cercler ; le travail du tonnelier exige en pratique une rigueur et une attention constantes à chaque étape.
Ce métier artisanal repose sur une fabrication soignée, pièce par pièce, où la main guide l'outil et l'œil vérifie à chaque stade que le bois obéit, que les joints tiennent, que l'ensemble sera étanche.




Héritier d'un savoir-faire ancestral, le tonnelier façonne à la main tonneaux, seaux, baquets et vinaigriers en chêne massif, des objets utiles, durables, conçus pour traverser le temps, qui viendront habiller le nouveau Donjon de Rouen.
Opus Francigenum - Enlumineur




Bien avant l'imprimerie, les livres étaient vivants. Sur le cuir tendu des parchemins, des artisans anonymes passaient des semaines, parfois des mois, à faire surgir de l'encre et de l'or des mondes entiers.
Ces artisans, on les appelait les enlumineurs.
Un métier rare, exigeant, presque secret, et pourtant plus vivant que jamais, entre les mains de ceux qui ont choisi de redonner voix aux pages silencieuses du passé, qui viendront sublimer le nouveau décor du Donjon.